Un monde inattendu

Le thème d’écriture de cette 16ème édition était : Un monde inattendu en lien avec Dis-moi dix mots qui (d) étonnent. 923 textes sont arrivés de 97 pays !

Vos textes célèbrent la francophonie dans toute sa créativité et sa diversité. Tous les textes reçus sont lus avec grande attention, bienveillance et respect par les membres du jury de présélection. Les lecteurs du jury partagent ci-dessous un peu de leurs doutes et leur plaisir à la lecture de vos textes.

Et cette belle citation de Fernando Pessoa, partagée par Brice Kempesse, lauréat du 2ème Prix : « La littérature est l’aveu que la vie ne suffit pas »

La parole aux lecteurs du jury de pré-sélection

De belles choses candides, inventives, courageuses ; des imaginaires magiques, hypnotiques ou intrigants. Claude Bonnepart

Tout est touchant dans chaque rencontre, où j’accueille un bout du monde qui traverse le vide des silences et le plein des fureurs, pour rejoindre puissamment un battement de cœur de notre terre en partage. Claire Garrigue

J’ai trouvé l’exercice plus difficile que les années précédentes, pour les écrivains et pour le jury. Le thème de cette année est très général, les textes vont dans des directions très différentes. L’inattendu est propre à chacun, j’ai donc eu du mal à choisir ! Danièle Chaponnais

Pour en avoir commencé la lecture avant la nuit du 24 et 25 février et avoir poursuivi et relu après les bombardements en Ukraine, certains écrits prennent une dimension encore plus forte. Elisabeth Du Breil

Un grand, grand plaisir de lecture, même si j’ai trouvé qu’il y avait énormément de textes très noirs et pessimistes. Des instants de grâce aussi avec des phrases ou des expressions qui m’ont beaucoup touchée… Anne-Laure Tabary -Jeanne

Pas toujours facile ces lectures de textes…  Beaucoup d’émotions, de la naïveté, de la joie mais aussi beaucoup, beaucoup de douleurs et… quelques perles, waouh! Alain Gallienne

Les concerts de Remise de Prix en images et vidéos

1er Prix Région Normandie – Kpada Takoya, 30 ans, Togo  Texte Tout sauf la liberté

2ème Prix – Brice Kempesse , 33 ans, Haïti
Texte Comme mon père

1er Prix Jeune Public Ville de Caen – Carmy Basaki, 19 ans, RDC Texte Le long de mon avenue

2ème Prix Jeune Public –  Wendpagnimdi Wilson William Kabore, 19 ans, Burkina Faso
Texte Je pars

Prix Français langue maternellePascal Haumont, 62 ans, Belgique     Texte La Fête des Mers

Mention Poésie du Grand Jury –  Yevhenii Melnyk, 50 ans, Ukraine
Texte Le Rêveur et l’Île lointaineMention Spéciale du Grand Jury – Irma RAHARINANTENAINA, 38 ans, Madagascar
Texte L’odyssée de l’espoir

Mention originalité du Jury Jeune Public  – Houda Boussadia, 19 ans, Algérie
Texte Symphonie

 

SoiréeRP16

Les lauréats

Les mentions

Protrait Yevhenii  Melnyk

Yevhenii Melnyk , 50 ans, Ukraine

Lauréat du 1er Prix de la 12ème édition , sur le thème “Raconte-moi ton histoire”, Eugène a souhaité partager ce message pour accompagner son texte:

Je participe à toutes les éditions du concours depuis 2018 ; c’est toujours passionnant, enrichissant, gratifiant . Cette participation me permet de regarder le monde plus attentivement, de réfléchir davantage à des sujets existentiels, de découvrir d’autres horizons… Cette année, mon pays vit un drame épouvantable. Je peux mesurer encore plus clairement à quel point notre bonheur est fragile, combien il dépend des choix que l’on fait, des décisions que l’on prend, des engagements que l’on assume…

Malheureusement, il y en a toujours qui oublient ou ne réalisent pas, étant préoccupés de leurs ambitions économiques, politiques, géopolitiques ou autres, qu’une vie humaine en particulier et la survie de l’humanité en général sont les premières valeurs à défendre !

Nous devons enfin comprendre et nous dire une fois pour toutes que sur cette planète, on ne peut jamais bâtir son bien-être sur le gaspillage, la violence, le pillage et la destruction ; que nous sommes tous responsables les uns de des autres. Qu’il nous convient d’investir toutes nos ressources matérielles,  intellectuelles dans la préservation et l’embellissement de notre maison commune.

Afin que la poésie devienne un moyen de persuasion efficace, une voix forte de la Sagesse et de l’Amour, elle a besoin de tribunes. Je suis infiniment reconnaissant à Chansons sans frontières pour cette possibilité de me faire entendre aux quatre coins du monde avec mon appel poétique.

« Le Rêveur et l’Île lointaine »

(L’allégorie datant de l’époque de la conquête spatiale)

 

Préambule :

Tout au loin où la mer se transforme en nuages,

Le Rêveur voit une île qui l’intrigue constamment.

C’est un monde ayant l’air mystérieux, envoûtant,

Dont notre homme, dans le vent, croit bien ouïr ce message :

 

Refrain :

« Si tu viens, tu verras des rivières plus profondes,

Des forêts plus ombreuses et des pluies plus fécondes,

Des hivers plus cléments et des sols plus fertiles.

Tu vivras comme un roi, sans misère ni périls’ »

 

Couplet 1 :

Le Rêveur est souffrant : son pays le dégoûte.

Impatient de gagner la chère île coûte que coûte,

Il conçoit le projet d’un vaisseau résistant,

Fabriqué des détails de ses beaux bâtiments.

Or, il use du bon bois de ses grange et chaumières.

Le voici sans abri, mais content et très fier

Du radeau qui pourra échapper au naufrage.

Il peut bien s’enhardir à se mettre en voyage.

 

Couplet 2 :

Il a hâte d’admirer d’autres terres, d’autres cieux.

Sans regret, il délaisse les tombeaux des aïeux…

L’aventure est bien longue, il recourt aux prières

Qui protègent son radeau des tempêtes meurtrières.

Mais s’étant approché du rivage convoité,

Son grand mât tout brisé et sa voile déchiquetée,

Le Rêveur fond en pleurs, ne voyant dans son île

Qu’un désert accablant, froid, morose et hostile.

 

Couplet 3 :

Île trompeuse, Île cruelle, Île odieuse, Île maudite,

Mon pays est trop loin, ma chaumière est détruite,

J’étais fou d’avoir cru tous tes monts et merveilles !

Je voudrais retourner : tu m’angoisses, tu m’effrayes ! »

Galaxies et trous noirs, satellites et planètes

Nous captivent, nous attirent, nous font perdre la tête.

C’est idiot de rêver de nouveaux horizons

S’il faut bien, pour les voir, dévaster sa Maison.

 

Refrain :

Découvrons notre Terre : ses rivières sont profondes,

Ses forêts sont ombreuses et ses pluies sont fécondes,

Ses hivers sont cléments et ses sols sont fertiles’

Un beau monde à chérir, sans misère ni périls !

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