763 inscriptions de 96 pays différents. Vous avez célébré l’amour avec sensibilité, passion, intelligence et en beauté !
On dit que 20 ans est le plus bel âge. On dit qu’on ne peut pas vivre sans amour. On dit qu’il existe 7 formes d’amour. On dit qu’accueillir, désirer, aimer, c’est le vent de la jeunesse, c’est être vivant. Voilà un thème qui fait vibrer et résonner des mots d’espoir , de douleur, de joie et de partage d’une francophonie vivante et riche de nos diversités. Bravo à toutes et tous pour vos participations, vous avez été inspirés et engagés dans l’écriture !
| CSF#20 – Les Prix
1er Prix Région Normandie – Damien Kabeya, congolais. Texte : L’âge de nos âmes 2ème Prix – Shobhit Chaturvedi, 22 ans, Delhi, Inde. Texte : Sa lumière sur ma toile 1er Prix Jeune Public Fondation Bernard Blanchard : Ayona Jaswal, 15 ans, Canada. Texte : Le sablier sans heures 2ème Prix Jeune Public Fondation Bernard Blanchard : Zeynep Çaçur – 18 ans, Turquie. Texte : Ce truc têtu sur le Bosphore Prix Français langue Maternelle – Pascal Haumont, 66 ans, Belgique Prix Jeune Public Français langue maternelle Fondation Bernard Blanchard : Luttati Cassaro Noah, 14 ans, Italie. Texte : L’amour inconnu |
CSF#20- Les mentions Mention spéciale du jury Sacem – Iryna Kolabava, 27 ans, Biélorussie. Mention coup de cœur du jury Sacem – Hysope Hébron Ndounga, 29 ans, Congo. Mention Spéciale du jury Sacem – Merveille Gloire NGUELANGO, 26 ans, Egypte / Congo. Texte : Libre comme à vingt ans Mention spéciale du jury Sacem, Français langue Maternelle – Sarah Gingras, 29 ans , Canada. Texte : Demain mieux qu’hier Mention poésie du Jury Jeune Public : Alessia Nicola Alessu, 15 ans, Roumanie. Texte : Quand on aime, on a toujours 20 ans Mention spéciale du Jury Jeune Public pour le Français langue maternelle : |
Je m’appelle Damien KABEYA, j’ai 24 ans, originaire de la République Démocratique du Congo et licencié en Philosophie à l’université Saint-Augustin de Kinshasa et étudiant en année préparatoire en Technologies de l’information à l’université d’état de technologies industrielles et du design de Saint-Pétersbourg en Russie.
Mon rapport à l’écriture et à la musique – J’écris pour comprendre le monde et pour ne pas rester silencieux face à ce qui me touche. L’écriture est pour moi un espace de vérité et de résistance, où je transforme les blessures, les espoirs et les injustices en paroles. La musique, elle, donne une âme à ces mots. Elle les rend vivants, universels, capables de franchir toutes les frontières. Autrement dit, là où l’écriture exprime, la musique relie. En ce sens, l’écriture et la musique sont pour moi un langage sans frontières, qui permet de toucher les cœurs au-delà des cultures, des pays et des différences.
Ma participation au concours : Le thème « Quand on aime, on a toujours 20 ans » a rapidement frappé mon attention quand je l’ai découvert sur votre page officielle Facebook et je me suis dit d’y participer. C’est à ce moment que J’ai commencé à préparer mon texte en lien avec la situation géopolitique mondiale actuelle et je l’ai soumis quelques jours avant la date limite.
En choisissant le titre : L’âge de nos âmes, j’ai voulu affirmer que l’amour est la seule insulte que l’on jette à la guerre comme d’ailleurs je l’ai dit dans le poème.
Vivre en Russie tout en portant en moi les cicatrices des atrocités vécues par mes compatriotes dans mon pays la RDC m’a donné une perspective singulière. La guerre attend de la haine pour se nourrir ; lui offrir de l’amour, c’est la court-circuiter, la désarmer. c’est lui dire : « Tu n’existes pas dans mon humanité. »
Que ce soit en RDC, à Gaza ou en Ukraine et partout dans le monde où des milliers de personnes sont tuées, de femmes violées, les mineurs forcés dans l’armée et où l’accès à l’eau, à l’électricité ou au chauffage est utilisé comme une arme, la souffrance des civils est la même. Mon poème est une révolte pacifique. Si la guerre est une arme de destruction massive, je suis fortement convaincu que l’amour est notre seule arme de construction massive. Chaque rire d’enfant, chaque geste de tendresse est une gifle donnée au mépris et à la violence.
1er Prix Région Normandie
L’ÂGE DE NOS ÂMES
Couplet
J’ai les yeux fatigués d’avoir trop lu le soir,
Sous la lampe qui tremble, on cherche un peu d’espoir.
On nous parle de chiffres, de diplômes et de rangs,
Mais nos cœurs s’essoufflent dans ce monde exigeant.
La pression nous courbe, le silence nous fait peur,
On devient vieux trop vite à l’ombre des erreurs.
Refrain
Pourtant, dis-leur bien que l’on ne lâche rien,
Que s’aimer est un cri, la seule insulte que l’on jette à la guerre,
Quand l’amour s’allume, le canon se tait,
On a vingt ans au cœur, et l’âme en paix.
Couplet
Et dehors, le fracas… la radio qui déraisonne,
Le fer remplace le pain, plus personne ne pardonne.
On s’entraîne à haïr, on dessine des frontières,
On préfère les fusils aux mains qui s’offrent fières.
C’est un temps atroce où l’on sème le froid,
Où l’on brise l’humain, où l’on perd la foi.
Comment parler de vie quand le ciel est de cendres ?
Comment rester debout sans vouloir tout revendre ?
Refrain
Couplet
Quand je vois l’hostilité, des moments de pérennité,
Où la vie vous arrache ce qu’il reste de douceur.
Mais l’amour n’est pas qu’un mot dans les vieux bouquins,
C’est le refus de l’ombre, c’est le lien du prochain.
Au lieu de se détruire, si l’on osait enfin,
Remplacer la colère par un geste serein ?
Rajeunir nos cités par la force d’un baiser,
Et laisser les rancœurs au passé déposées.
Refrain
Outro
Éteins les bruits du monde, écoute ton propre cœur,
L’amour est la révolte, la fin de la terreur.
Vingt ans pour l’éternité…
Juste en s’aimant…
Juste en osant.
Mon palais mental est extrêmement rempli de dopamine à l’idée que je peux désormais écrire dans une langue de plus. Le français est la langue que j’ai toujours trouvée la plus artistique et la plus passionnée.
Je m’appelle Shobhit Chaturvedi, et je suis un artiste visuel basé dans la capitale de l’Inde, New Delhi.
Actuellement, je poursuis un master en arts visuels (spécialisation peinture), et j’apprends aussi le français à l’Alliance Française de Delhi. Cet endroit a tout mon coeur… les francophones ici, les gens ici… tout cela me donne l’impression d’être déjà en France.
Je pense souvent à cette idée que quand on aime, on a toujours vingt ans.
Pas vraiment vingt ans, mais quelque chose dans la manière de ressentir reste comme au début.
Comme si le temps ne faisait pas grand-chose à cet endroit-là.
Il y a toujours cette intensité un peu naïve, un peu fragile, mais très réelle.
On continue à attendre, à imaginer, à ressentir les choses trop fort, presque de la même manière.
Et même si tout autour change, cet état-là ne vieillit pas vraiment.
C’est autour de ça que cette chanson s’est construite, sans que je m’en rende complètement compte.
Et à propos de mon travail tourne autour de la peinture. J’observe les gens et leurs expressions, parce que j’ai le sentiment que c’est le seul langage qui existe avant tousles autres, et pour écrire dans ce langage, je dois peindre.
Mes peintures commencent bien avant que je prenne un pinceau. L’acte de peindre est l’aboutissement d’une accumulation lente et implacable d’observations, de mémoire etde tension. Cela commence dans la manière dont j’observe les gens lorsqu’ils traversent le monde, et dans la manière dont j’attends qu’ils vacillent dans la performance d’eux-mêmes. Je suis obsédé par les fissures dans le masque qui glisse, par les trahisons inconscientes du corps, du geste et du silence.
Et avant tout cela, j’aime écrire sur mes œuvres. La passion de l’écriture m’est venue du monde de l’art, et c’est aussi la raison pour laquelle mon monde me maintient entourée musique. J’adore être en présence de musique, ou de toute forme d’art. Je dois rester dedans tout le temps pour survivre.
C’est pour cela qu’il y a toujours des chansons en arrière-plan, peu importe le moment. J’aime écouter des reprises à la guitare acoustique, parfois de la country, et aussi du jazz. Ce doit être une musique avec laquelle je peux travailler, quelque chose d’agréable l’oreille, pas fort, pas bruyant, juste un flux qui maintient mon esprit dans un état où je peux continuer à travailler.
Sa lumière sur ma toile
Couplet
Je t’écris sans encre
Avec la poussière du soir
Mes mots sèchent au soleil
Comme du linge à l’air
J’ai compris ton silence
En regardant les arbres
Ils ne parlent pas
Mais ils savent attendre
Pré-refrain
Tu es arrivée doucement
Comme une lumière hésitante
Pas pour tout changer
Juste pour me faire avancer
Refrain
Le coeur croit encore
Que le temps peut se tromper
Les mains vont d’abord
Avant de réfléchir
On aime sans compter
Comme si rien ne finissait
Même la peur s’arrête
Quand elle nous voit
Couplet
Je peins ton absence
Avec un jaune léger
Comme si la joie
Pouvait toucher la lumière
Tu es cette couleur
Qui reste après la nuit
Même les yeux fermés
Tu es encore ici
Pré-refrain
Je ne sais pas aimer droit
Je tombe comme la pluie
Sans promesse au sol
Juste en descendant
Refrain
Le cœur croit encore
Que le temps peut se tromper
Les saisons se mélangent
Dans le sang
On confond perdre et grandir
Manquer et vivre
Même les arbres
Nous ressemblent
Pont
Chaque feuille tombe
Mais l’arbre reste là
J’ai choisi ton nom
Pour apprendre à tomber
Je t’ai aimée sans plan
Comme on regarde le ciel
Pas pour le garder
Juste pour le voir
Refrain final
Le cœur avance
Comme s’il n’avait jamais appris
À se protéger
Il bat trop fort
Pour penser
À ce qu’il risque
Outro
Si un jour tu doutes de nous
Regarde la lumière sur le mur
Elle ne promet rien
Et pourtant, elle reste…
Je m’appelle Zeynep Çaçur, je suis élève au Lycée Français Saint Benoît d’Istanbul. J’ai commencé ce projet pour mon projet annuel de français, mais j’y ai rapidement pris beaucoup de plaisir personnel.
La musique et l’écriture occupent une place importante dans ma vie : j’aime chanter, écrire de la poésie et j’ai fait partie de la chorale de mon école. Pour ce concours, mon inspiration vient principalement de ma ville, Istanbul. Je prends le ferry tous les jours pour aller au lycée, et ce contact quotidien avec la mer et l’énergie urbaine nourrit beaucoup mon imaginaire.
En dehors de mes études, je pratique aussi la voile en compétition. Le rapport au vent et la sensation de liberté que ce sport procure ont également influencé ma manière d’écrire. C’est ce quotidien entre la ville et la mer que j’ai eu envie de partager à travers ma participation.
2ème Prix Jeune Public : Zeynep Çaçur – 18 ans, Turquie
Ce truc têtu sur le Bosphore
COUPLET 1
C’est juste un courant d’air sur le Bosphore,
Un truc qui secoue les vieux quais et les pierres grises, tout ça là.
On se sent parfois fatigués, on croit qu’on est vieux,
mais le coeur bat encore
quand le ciel envoie une surprise comme ça, sans rien dire.
Y a une mouette qui crie, un peu de bleu apparaît,
et on se dit que c’est possible, on essaie d’y croire un peu.
REFRAIN
On s’en fiche de l’âge, de l’heure aussi, ça dépend.
Dès que l’envie arrive, n’importe quand, on y va, en route.
Ce souffle de vingt ans qui cogne dans le coeur,
porté par ce vent-là qui balaie les hésitations.
Il survole les toits, traverse la mer et met du chaud dans nos hivers pourris.
COUPLET 2
Ça sent le café fort dans les ruelles, avec un verre de thé qui brûle les doigts,
l’amour qui voyage d’une rive à l’autre, sans vraiment s’arrêter.
Je pense que c’est une petite flamme, la mienne ou la tienne, on sait plus trop.
Sur les ponts de fer, en bas des minarets,
ça court vite, jamais prêt, mais bon, c’est pas grave.
REFRAIN
On s’en fiche de l’âge, de l’heure aussi, ça dépend.
Dès que l’envie arrive, n’importe quand, on y va, en route.
Ce souffle de vingt ans qui cogne dans le coeur,
porté par ce vent-là qui balaie les hésitations.
Il survole les toits, traverse la mer et met du chaud dans nos hivers pourris.
PONT
On nous dit que le temps abîme le visage, partout, mais on s’en fout,
le coeur n’a pas besoin de papiers.
Aimer, c’est avoir ce grain de courage
pour se dire qu’on est encore là, debout, forts quand même.
Qu’on soit d’ici, d’Istanbul ou ailleurs,
c’est le même élan bizarre qui nous tient.
REFRAIN FINAL
On s’en fiche de l’âge, de l’heure aussi, ça dépend.
Dès que l’envie arrive, n’importe quand, on y va, en route.
Ce souffle de vingt ans qui cogne dans le coeur,
porté par ce vent-là qui balaie les hésitations.
Il survole les toits, traverse la mer
et met du chaud dans nos hivers pourris.
Je m’appelle Ayona Jaswal et je suis une étudiante. L’écriture a toujours été pour moi un moyen d’explorer le monde et d’exprimer les émotions qui nous unissent tous.
Je suis l’auteure d’un livre intitulé Colors of Courage, une novella pour jeunes lecteurs qui traite de thèmes comme le courage et la résilience. Que ce soit à travers mes livres ou ma poésie, j’aime utiliser des images fortes pour raconter des histoires qui inspirent l’espoir.
En dehors de l’écriture, je suis la fondatrice d’une organisation dirigée par des jeunes, intitulée The Kindness and Smile Zone, qui vise à apporter de la joie et du soutien aux enfants hospitalisés. Je suis également passionnée par les arts : je pratique la danse classique et je joue de la clarinette et du violon. Mon rapport à la langue française est celui d’une passionnée ; je trouve cette langue incroyablement musicale et poétique, et je cherche constamment à me perfectionner. Participer à ce concours a été une magnifique occasion
de fusionner mon amour du français avec ma passion pour le récit.
1er Prix Jeune Public : Ayona Jaswal, 15 ans, Canada
Le Sablier Sans Heures
Couplet 1
On a laissé la ville s’éteindre sous la pluie,
Nos manteaux sont trempés, mais qu’importe le bruit.
Y’a ce vieux disque qui tourne et qui saute un peu,
On danse dans la cuisine, le sourire aux yeux.
Tu me dis que les jours s’envolent comme des feuilles,
Mais devant ton regard, mes doutes font leur deuil.
Refrain
Aimer, c’est déboutonner le temps qui nous presse,
C’est troquer les horloges contre une caresse.
Qu’importe si le calendrier nous ment,
Quand on s’aime d’un cri, on a toujours vingt ans.
Le coeur en cavale, au milieu du printemps.
Couplet 2
On ne compte plus les hivers, mais les grains de sel,
Ces petits riens du jour qui nous rendent rebelles.
Ta main dans la mienne, c’est un passeport pour demain,
On dessine des routes qui n’ont pas de fin.
Même si le miroir change un peu de visage,
L’enfant qui nous habite ne prend jamais d’âge.
Pont
Le monde veut nous ranger dans des boîtes en carton,
Nous dicter nos silences et changer nos chansons.
Mais nous, on garde l’insolence et l’éclat,
De ceux qui n’ont pour règle que le battement là.
Refrain Final
Aimer, c’est déboutonner le temps qui nous presse,
C’est troquer les horloges contre une caresse.
Qu’importe si le calendrier nous ment,
Quand on s’aime d’un cri, on a toujours vingt ans.
Le coeur en cavale, au milieu du printemps.
Outro
Vingt ans… encore… On a tout l’avenir dans un seul accord.
Je m’appelle Pascal Haumont, je suis Belge et habite à Binche, ville mondialement connue pour son carnaval … c’est du moins ce que pensent les Binchois 🙂 .
J’aime écrire des scénarios de BD, mais ne sais pas dessiner. J’aime écrire des textes de chansons, mais ne sais pas composer.
Votre concours fut donc une vraie opportunité, et j’ai pu enfin ‘entendre‘ un de mes texte (‘extinction’). C’était lors de l’édition 14 (comme le temps passe !) et depuis, je participe chaque année.
J’aime inventer et raconter des histoires, aux enfants comme aux adultes. J’écris aussi des nouvelles (N’étant pas écrivain, je privilégie ce format court).
Je lis pas mal de BD et de romans, avec une préférence pour la science fiction.
Je suis à la retraite depuis Novembre 2024 et Anne depuis mars 2025. Quelle joie !!! Enfin du temps pour voyager, boire l’apéro, bricoler, jardiner, jouer du tambour, randonner, reboire l’apéro, …et surtout profiter de nos 6 petits enfants !
Prix Français langue Maternelle – Pascal Haumont, Belgique
La ronde des jours
Sur mon vieux banc perché
À l’ombre d’un rocher
Je sirote un café
En regardant la baie
Noyés dans la pénombre
Mer et ciel se confondent
Comme angoisse et tristesse
Dans mon coeur en détresse
Refrain:
Tu me manques mon amour
Et la ronde des jours
N’efface pas la peine
Qui me ronge et m’entraine
Et là-haut le soleil
Réinvente le jour
À chaque fois pareil
Mais différent toujours
Une première étincelle
Frappe la citadelle
Puis un trait de lumière
Se dessine sur la mer
S’anime et devient lame
Qui gonfle et qui s’enflamme
Roulant vers le rivage
Déferlant sur la plage
Je sens mon coeur qui bat
Quand la en contrebas
Réapparait Calvi
Théâtre de nos vies
Mais pour toi cet été
Le rideau est tombé
Me laissant mort de trac
Seul pour le dernier acte
La vague s’élargit
Elle grignote la nuit
Et donne enfin l’assaut
Aux pentes et aux coteaux
Perdu dans les hauteurs
Cette onde de chaleur
Je l’attends solitaire
Sur mon vieux banc de pierre
Refrain final :
Tu me manques mon amour
Et la ronde des jours
N’efface pas la peine
Qui me perd et m’entraine
En même temps que s’allument
Les feux d’un nouveau jour
Chassant les dernières brumes
J’ pense à toi mon amour
Prix Jeune Public Français langue maternelle : Luttati Cassaro Noah, 14 ans, Italie
L’amour inconnu
L’amour, c’est une balle qui frappe en plein coeur,
Tu t’y attends pas, mais ça te met à l’heure.
Ça se donne, ça se perd, ça te brûle, ça te fait douter,
L’amour inconnu, tu peux rien y changer.
L’amour, c’est du feu, ça te déchire, ça t’empoigne,
T’as beau fuir, il te suit, il t’accompagne.
Pas besoin d’chercher, il t’trouve quand t’as plus d’espoir,
L’amour inconnu, il revient, même dans le noir.
L’amour, c’est un tir droit dans le coeur
Un projectile lancé sans aucune peur
Si ça tombe dans les mauvaises mains, tu te perds
Demain t’existe plus, t’es juste là, par terre
Le coeur, en turbo, il fait pas de pause
Chaque battement, c’est comme une décharge, une overdose
Quand l’amour débarque, t’as plus de repères
Tout ce que t’as cru solide se casse, se perd
C’est une lumière aveugle, un flash qui t’éclate
Un souffle qui t’envahit, te monte, te bat
Que ce soit une personne, un familier ou un objet
L’amour, c’est pas toi qui le choisit, c’est lui qui te choisit
Tu crois l’avoir perdu, tu l’oublies dans l’ombre
Mais il revient toujours, juste quand tu te confonds
C’est une vibe qu’on capte, même quand on s’y attend pas
L’amour inconnu, il te trouve, t’inquiète pas
L’amour, c’est une balle qui frappe en plein coeur,
Tu t’y attends pas, mais ça te met à l’heure.
Ça se donne, ça se perd, ça te brûle, ça te fait douter,
L’amour inconnu, tu peux rien y changer.
L’amour, c’est du feu, ça te déchire, ça t’empoigne,
T’as beau fuir, il te suit, il t’accompagne.
Pas besoin d’chercher, il t’trouve quand t’as plus d’espoir,
L’amour inconnu, il revient, même dans le noir.
L’amour, c’est une clé qui ouvre des portes fermées,
Il guérit les blessures que l’on croyait oubliées.
Même quand tu t’échappes, qu’il te semble lointain,
L’amour inconnu, il revient toujours, sur ton chemin.
C’est dans l’invisible qu’il s’installe, sans bruit, sans alarmes,
L’amour inconnu, c’est ce qui fait battre l’âme.
Tu ne peux pas l’éviter, ni le fuir, ni le changer,
L’amour, frère, c’est lui qui décide de t’aimer.
Je m’appelle Merveille-Gloire, je suis originaire de Brazzaville, en République du Congo. J’écris avant tout pour exprimer ce que je ressens et ce que je vis. L’écriture est pour moi un espace de liberté, un moyen de mettre des mots sur mes émotions, mes questionnements et mon regard sur le monde.
À travers mes textes, j’aime aborder des sujets qui me touchent profondément, comme l’identité, la confiance en soi et la liberté intérieure. La musique et l’écriture me permettent de transformer des expériences personnelles en messages universels, que chacun peut s’approprier.
Le texte « Libre comme à vingt ans » est né d’une réflexion sur l’amour de soi et sur la capacité à se libérer des regards extérieurs et des injonctions. J’ai voulu transmettre une idée simple mais essentielle : apprendre à s’accepter, c’est aussi retrouver une forme de jeunesse intérieure, une liberté et une joie authentiques.
Depuis quelques années, je suis dans une démarche de déconstruction de ma vision de la beauté et de la présentation extérieure. J’ai fait certains choix, parfois temporaires, que je considère comme des étapes importantes dans la construction d’une vision plus saine de moi-même et des autres. Ce cheminement m’aide à développer une véritable liberté intérieure, car je pense que l’on n’est réellement libre que lorsqu’on a le choix.
Participer à ce concours a été pour moi une belle opportunité de partager cette vision et de donner une voix à des émotions que beaucoup peuvent ressentir.
En dehors de l’écriture, j’aime explorer, apprendre (je suis actuellement étudiante à l’université Senghor) et entreprendre à travers divers projets, toujours avec l’envie de mieux comprendre le monde qui m’entoure et, pourquoi pas, de répondre à certains besoins.
J’aspire également à écrire, à l’avenir, des romans jeunesse afin de transmettre ma vision du monde à travers des histoires, qu’elles soient vécues ou imaginées.
Mention Spéciale du jury Sacem – Merveille Gloire NGUELANGO, 26 ans, Egypte / Congo
Libre comme à vingt ans
Couplet 1
J’ai longtemps cherché mon reflet
Dans des regards emplis de comparaisons,
Dans des miroirs chargés de mensonges,
Sur des plateformes noyées de standards.
Mais un matin, d’une révolte intérieure,
J’ai senti le soleil battre dans mon âme,
J’ai compris que mon coeur savait m’aimer,
M’aimer sans supplier, ni me suppléer.
Refrain
Quand je m’aime, j’ai toujours vingt ans,
Je me choisis sans condition,
Rajeunie à jamais dans l’intention.
Quand je m’aime, j’ai toujours vingt ans,
Je me regarde avec bienveillance,
Je fleuris en permanence.
Couplet 2
J’ai laissé tomber les chaînes invisibles,
J’ai fait la paix avec mes traits,
Et mes cheveux, libres enfin.
Je m’accepte sans demander pardon,
Ma voix s’élève sans permission,
Je suis assez, et c’est très bien.
Refrain
Quand je m’aime, j’ai toujours vingt ans,
Je me choisis sans condition,
Rajeunie à jamais dans l’intention.
Quand je m’aime, j’ai toujours vingt ans,
Je me regarde avec bienveillance,
Je fleuris en permanence.
Pont (slam parlé)
On ne m’a pas appris à m’aimer,
On m’a appris à me comparer.
Mais j’ai désappris la guerre intérieure,
J’ai appris la liberté intérieure.
D’une personnalité pétillante,
La paix dans mon coeur.
J’ai choisi la joie, j’ai choisi la vie,
Et cela me rajeunit.
Refrain
Quand je m’aime, j’ai toujours vingt ans,
Je me choisis sans condition,
Rajeunie à jamais dans l’intention.
Quand je m’aime, j’ai toujours vingt ans,
Je me regarde avec bienveillance,
Je fleuris en permanence.
Outro
Quand je m’aime, j’ai toujours vingt ans,
Pas dans l’âge, mais dans l’élan.
Je vis debout, je vis vrai,
Libre d’aimer qui je suis, enfin.
Pour moi, l’écriture est un pont jeté vers un rêve d’enfant : celui de la scène et du chant.
Mon parcours musical a commencé à huit ans avec les titres de Mylène Farmer, point de départ d’une passion dévorante pour la chanson française. De la mélancolie de Marie Laforêt à la poésie de Françoise Hardy, en passant par les voix de Brigitte Bardot, Dalida, Édith Piaf, Elisabeth Anaïs ou Mireille Mathieu, j’ai trouvé dans cette culture mon véritable manifeste : celui d’une liberté féminine « indomptée » et d’une indépendance intérieure absolue.
Mon univers créatif se nourrit de contrastes, entre l’esthétisme d’Oscar Wilde et la profondeur de l’existentialisme. Je ne cherche pas à écrire de « jolies » chansons, je cherche à extraire la beauté du chaos. Pour moi, une chanson n’est pas seulement une mélodie, c’est un acte de résistance face au silence.
À travers mon texte pour Chansons sans Frontières, j’ai voulu transmettre une certitude : l’amour est l’unique force qui nous maintient réellement en vie, même face à la perte. Je viens de Vitebsk, la ville de Marc Chagall. Aujourd’hui, grâce à vous, mes mots s’y envolent aussi haut que ses amoureux dans le ciel, franchissant toutes les frontières.
Mention spéciale du jury Sacem – Iryna Kolabava, 27 ans, Biélorussie
Tu me manques avant de te connaître
Couplet 1 :
J’ai coupé mes cheveux si courts,
Plus personne pour me faire des tresses…
Sur la table, depuis ce jour,
Ton paquet de cigarettes…
Tes larmes ont coulé dans mes yeux,
Et j’ai goûté ta douleur silencieuse…
Refrain :
Tu me manques avant de te connaître,
Sous la pluie qui recoud mes fenêtres,
Tu me manques avant de te revoir,
Sur un quai oublié où le temps s’endort…
Mais j’entends ton cœur me dire tout bas :
« Je serai toujours là, près de toi… »
Couplet 2 :
Je t’ai cru, mais sans lendemain,
Ton absence – mon destin incertain…
Et sous les réverbères froids,
Tout semble faux et tout s’efface,
Je me rends à la rue qui saigne,
Perdant au loin ta moindre trace…
Refrain :
Tu me manques avant de te connaître,
Sous la pluie qui recoud mes fenêtres,
Tu me manques avant de te revoir,
Dans une gare abandonnée où les rêves meurent…
Mais j’entends ton cœur me dire tout bas :
« Je serai toujours là, près de toi… »
Bridge :
J’écris ton nom sur du verre mouillé,
Le reflet tremblant, une image éphémère,
Et mes mains dessinent, instables,
Des océans sur le drap froissé…
Refrain :
Tu me manques avant de te connaître,
Sous la pluie qui recoud mes fenêtres,
Tu me manques avant de te revoir,
Dans une chambre vide où je m’éteins seule…
Mais j’entends ton cœur me dire tout bas :
« Je serai toujours là, ne pleure pas… »
Post-refrain :
Merci de m’avoir réveillée,
De m’avoir appris à aimer,
Tu es parti…
Et quand je partirai, le monde aussi…
Tu… Non, je dois rester ici…
Outro (la fin) :
Pour vivre pour deux dans ce monde égaré,
Pour chaque sourire volé et chaque baiser,
Dans chaque souffle et dans chaque instant,
Car si l’on s’aime, on est toujours vivants…
Je m’appelle Hébron Hysope Ndounga, né le 29 février 1996 en République du Congo, et j’écris avant tout pour comprendre et ressentir le monde.
L’écriture est pour moi un espace de liberté, un lieu où les émotions prennent forme et où les silences trouvent enfin une voix. À travers mes textes, je cherche à capter ce qui échappe souvent aux mots : les instants fragiles, les questionnements intérieurs, les élans du cœur.
Je suis particulièrement sensible à la poésie du quotidien, à ces détails qui, mis en lumière, révèlent toute la profondeur de notre humanité. Mon rapport à la musique est étroitement lié à cette démarche : elle m’accompagne, m’inspire et donne souvent le rythme à mon écriture.
Pourquoi j’écris ? Peut-être pour laisser une trace, mais surtout pour créer du lien — entre les êtres, entre les émotions, entre les silences.
“Quand on aime, on a toujours 20 ans” est une chanson intime et fraternelle, née du silence et de l’absence. Elle donne voix à une douleur douce : celle de ne jamais avoir vu un frère aîné parti vivre ailleurs, à l’étranger, dès l’âge de 13 ans, tandis que mon frère jumeau et moi étions encore nourrissons. Ce texte se veut une lettre chantée, un appel retenu mais puissant, qui dépasse la plainte pour toucher à l’universalité de l’attente, de la filiation et de l’amour fraternel.
À travers une écriture sobre mais chargée d’émotion, j’ai voulu mêler le temps qui passe et le cœur qui n’oublie pas. L’idée que « quand on aime, on a toujours 20 ans » traverse ce texte comme un leitmotiv : le lien du sang résiste à tout, même à l’absence. Ce texte est un hommage à ceux qui n’ont jamais cessé d’aimer sans retour, et à ceux qui vivent avec une moitié d’histoire.
La composition de textes de chansons n’est pas pour moi un exercice nouveau. Je l’ai longtemps pratiquée aux côtés de mon frère jumeau, en qui j’ai toujours vu un musicien dans l’âme. Sa sensibilité musicale, son écoute et sa créativité ont nourri mon propre rapport à l’écriture. Ensemble, nous avons imaginé et composé plusieurs morceaux, souvent à partir d’une mélodie qu’il esquisse et que je viens habiter de mots. Ces créations, que nous conservons précieusement, témoignent de ce dialogue artistique fraternel qui continue de m’inspirer.
Cette pratique s’inscrit aussi dans un environnement culturel riche, marqué par la vitalité artistique congolaise. Comme l’évoque l’écrivain Alphonse Nkala, nous vivons dans une « société chantée », où la musique et la parole occupent une place essentielle. Mon parcours a également été nourri par des espaces de création et de partage comme ceux de l’Institut Français du Congo, aux côtés de passionnés d’écriture et de lecture.
Enfin, il m’arrive, à l’image d’Alain Mabanckou, d’écrire dans le bruit, porté par les sonorités d’artistes congolais contemporains qui m’inspirent profondément.
Je tiens enfin à remercier chaleureusement toute l’équipe de Chansons sans Frontières ainsi que le grand jury Sacem pour la mention Coup de Cœur qui m’a été attribuée. Cette reconnaissance représente pour moi un encouragement précieux dans mon parcours d’écriture
Mention coup de cœur du jury Sacem – Hysope Hébron Ndounga, 29 ans, Congo
Quand on aime, on a toujours 20 ans
Couplet 1
Plus de vingt ans que j’t’imagine,
Un grand frère loin de tes racines.
Ton absence, c’est mon héritage,
Un vide qui grandit avec l’âge.
T’es parti dans les bras du vent,
Traversant l’océan, jusqu’à l’horizon.
Moi j’suis resté, chargé de misère,
Dans l’ombre immense de notre mère.
Pas une photo, pas un son,
Mais j’t’écris des textes de chansons.
Refrain
Plus de vingt ans déjà,
Que j’t’attends, que j’t’vois pas.
Frère de sang, frère de rien,
Mais t’es vivant dans mes mains.
Quand on aime, on a toujours vingt ans,
Même à trente, même en pleurant.
J’t’aime sans t’avoir connu,
Cette chanson l’exprime sans retenue.
Couplet 2
On dit qu’tu ressembles à maman,
Mais j’vois ton visage dans aucun moment.
Et maman, chaque fois qu’elle prie,
Elle glisse ton nom dans son merci .
J’ai grandi sans bras pour me hisser,
Mais l’espoir, lui, m’a jamais quitté.
T’es l’absence qui m’a forgé,
L’histoire que j’peux pas refermer.
Chaque jour je recolle les morceaux,
Avec des mots, des ouï-dire, des sanglots.
Pont
Si un jour tu m’cherches aussi,
Sache qu’ici rien n’est fini.
J’ai gardé pour toi ce refrain,
Comme une main tendue de loin
Refrain
Plus de vingt ans déjà
Mais mon cœur ne t’oublie pas.
Frère de rêve, frère d’espoir
J’écris ton nom dans ma mémoire.
Quand on aime, on a toujours vingt ans,
Même à trente, même en pleurant.
J’t’attends encore, sans rancune
Juste une étreinte. Une. Une.
Je m’appelle Sarah Gingras et je viens de Gatineau, au Québec. Je suis née dans un petit village nommé Sainte-Cécile-de-Masham, un endroit qui fait partie de mes racines et qui habite encore une partie de mon cœur.
Pour moi, l’écriture est une façon précieuse de donner une voix à ce que je ressens. J’ai souvent de la difficulté à exprimer mes émotions lorsque je suis face à quelqu’un, alors écrire est devenu mon moyen le plus clair, le plus sincère, de m’exprimer. C’est un espace où les mots viennent se déposer plus doucement, plus librement.
La musique occupe aussi une place très importante dans ma vie. Elle m’a aidée à traverser des moments très difficiles et m’a souvent apporté du réconfort, de la lumière et de la force. Céline Dion, en particulier, est une de mes plus grandes passions. Sa voix et ses chansons réussissent depuis longtemps à mettre un grand baume sur mon cœur.
J’aime profondément les choses simples qui font du bien. J’adore le camping et je passe tous mes étés, depuis l’âge de 9 ans, sur le terrain où se trouve mon VR. C’est un lieu rempli de souvenirs, de liberté et de bonheur. J’aime aussi découvrir le monde, et je souhaite voyager davantage dans les années à venir.
Écrire, pour moi, c’est transformer ce que je porte en moi en quelque chose de vrai, de doux, et peut-être capable de toucher le cœur des autres.
Mention spéciale du jury, Français langue Maternelle – Sarah Gingras, 29 ans , Canada
Demain, mieux qu’hier,
Je renaîtrai dans la lumière.
Plus qu’un reflet dans le miroir,
Je deviendrai mon propre espoir.
Ma confiance, nue sous ta main,
Revient goûter à son chemin.
Et sur ma peau, quand tu murmures,
Je guéris toutes mes blessures.
Refrain
Tu m’apprends à m’aimer,
À me toucher sans me juger.
Comme je suis, comme j’étais,
Même dans mes failles secrètes.
Dans ta chaleur, je me libère,
Et demain sera mieux qu’hier.
Tes yeux glissent, comme une caresse,
Sur mes silences, sur mes faiblesses.
Ton souffle s’attarde à l’endroit
Où même moi, je n’osais pas.
Tes mains dessinent des frissons
Sur chaque battement de mon nom.
Et dans l’intime de l’instant,
Je deviens femme pleinement.
Ta bouche explore mes silences,
En y déposant ta présence.
Ta langue parle sans un mot,
Et chaque geste me rend plus haut.
Ton corps enlace mes frontières,
Tu m’apprends à me faire entière.
Et ton odeur, dans mes draps,
Devient l’écho de mes pas.
Tu m’apprends à m’aimer,
À m’étreindre, à m’embraser.
Comme je suis, sans artifices,
Même dans mes jours complices.
Tu m’as fait femme, tu m’as fait reine,
Et ton amour coule dans mes veines.
Demain ne sera plus ordinaire.
Car moi je serai lumière.
Oui, demain mieux qu’hier.
Je m’appelle Helen Meireles Contino, j’ai 18 ans et je suis étudiante en ingénierie industrielle à la CUJAE, l’Université Technologique de La Havane. Je suis également professeure de langue française à l’Alliance Française de La Havane.
Mon parcours est profondément lié à l’expression. J’ai notamment été finaliste d’un concours international d’éloquence intitulé « Utopies d’aujourd’hui, réalités de demain », qui s’est tenu à Besançon, en France, en tant que représentante du français langue étrangère. Cette expérience a renforcé mon envie de m’exprimer, de partager et de toucher les autres à travers les mots.
Je suis passionnée par l’art sous toutes ses formes : la littérature, la musique, la danse et le théâtre. Pour moi, l’expression artistique est essentielle, car elle me permet de me connecter à moi-même, mais aussi de mieux comprendre le monde qui m’entoure.
C’est dans cette continuité que s’inscrit mon rapport à l’écriture. J’écris parce que cela me fait du bien, parce que c’est un espace de liberté où je peux transformer ce que je vois, ce que je ressens et ce que j’entends en quelque chose de vivant. À travers l’écriture, je trouve une forme de paix, mais aussi une manière de créer du lien avec les autres.
Dans cette même démarche, je suis en train de créer une revue en ligne intitulée Our Generation Talks, où je réalise des interviews avec des personnes de différentes parties du monde. À travers ces échanges, j’explore des réalités de la vie quotidienne, des émotions et des façons d’affronter les difficultés, toujours avec cette volonté de donner la parole à une génération et à des sensibilités qui ont beaucoup à partager.
Cette chanson est née naturellement de tout cela. Elle est profondément liée à mes grands-parents, dont l’histoire d’amour m’a toujours marquée. Malgré les épreuves et les pertes, leur lien n’a jamais disparu : il s’est transformé, renforcé, et continue d’exister avec une tendresse intacte. À travers ce texte, j’ai voulu transmettre cette idée d’un amour qui résiste au temps et aux difficultés, un amour qui reste vivant.
Je vous remercie sincèrement pour cette reconnaissance, qui représente pour moi une très belle opportunité d’expression et de partage.
Helen
Mention spéciale du Jury Jeune Public : Helen Meireles, 18 ans, Cuba
Une manière de dire oui
Couplet 1
On marchait sans raison précise
On riait fort dans les jardins
Le monde tenait dans une valise
Et nos poches ne contenaient presque rien
On rentrait tard sans se promettre
De faire attention au matin
On croyait qu’en tenant une main
On savait déjà où se mettre
Couplet 2
Les jours sont partis sans faire de bruit
Certains visages se sont perdus
Des prénoms qu’on n’a pas retenus
Sont tombés derrière les rues
Mais quand le soir fait taire les voix
Et que la ville devient étroite
Il reste entre toi et moi
Quelque chose qui tient sans mots
Refrain
On n’aime plus comme à vingt ans
On se choisit chaque matin
On avance plus lentement
Mais nos mains savent demain
Le monde peut passer devant
Sans nous demander pourquoi
On n’aime plus comme à vingt ans
Mais on est encore là
Couplet 3
On marche moins vite qu’autrefois
Tu t’arrêtes, le souffle à la fois
Je parle pour combler le froid
Pour ne pas voir que tu faiblis parfois
Les rues gardent leur ancien nom
C’est nous qui avons changé de ton
Et dans le creux de ton silence
Je devine encore ma présence
Couplet 4
Si un jour nos mains tremblent un peu
Devant un miroir trop sincère
Je lirai au fond de tes yeux
Ce que les mots laissent se taire
Il est des promesses sans voix
Qui n’ont jamais besoin de bruit
Rester quand tout devient plus lent
C’est aussi une manière de dire oui
Refrain
On n’aime plus comme à vingt ans
On se choisit chaque matin
On avance plus lentement
Mais nos mains savent demain
Le monde peut passer devant
Sans nous demander pourquoi
On n’aime plus comme à vingt ans
Mais on est encore là
Coda / Dernier vers
Quand on aime, on a vingt ans
Pas pour recommencer
Mais pour avancer
Sans promesse,
Ensemble
Bonjour à tous!
Permettez-moi de me présenter. Je suis Alecu Alessia-Nicola et je viens de Roumanie. Je suis passionnée de l’écriture et de la musique depuis plusieurs années. Pour moi, écrire est une façon d’exprimer mes émotions, mes pensées et de partager ma vision du monde.
La poésie occupe une place importante dans ma vie, car elle me permet de jouer avec les mots, les images et les sensations. J’aime créer des textes qui racontent des histoires ou qui transmettent des sentiments que, parfois, les mots du quotidien n’arrivent pas à illustrer.
La musique est aussi une grande source d’inspiration pour moi. Elle accompagne souvent mes moments d’écriture et m’aide à trouver le rythme et l’atmosphère de mes textes.
Participer au concours Chansons sans Frontières a été une très belle expérience, et je suis très heureuse et honorée d’avoir reçu cette mention. Cela m’encourage à continuer d’écrire et à développer ma créativité.
Mention poésie du Jury Jeune Public : Alessia Nicola Alessu, 15 ans, Roumanie
QUAND ON AIME, ON A TOUJOURS 20 ANS
Couplet 1
J’ai vu le temps passer sur nos visages
Des rides comme des routes sur la peau
Mais dans tes yeux, le même paysage
Celui d’hier, celui des mots trop beaux
On a connu les hivers, les silences
Les trains manqués, les promesses en retard
Mais chaque fois que ton coeur me danse
Je redeviens léger, je repars
Pré-refrain
Les années tombent comme des manteaux
Quand ton sourire me tient chaud
Refrain
Quand on aime, on a toujours vingt ans
Même si la vie nous compte autrement
Le coeur s’obstine, il fait semblant
D’ignorer le poids du temps
Quand on aime, on a toujours vingt ans
On court encore, même en marchant
L’amour nous ment délicatement
Et ce mensonge est rassurant
Couplet 2
J’ai vu des rêves changer de costume
Des lendemains devenir plus prudents
Mais ta main chasse l’amertume
Et me rappelle d’où je viens
On n’est plus fous comme au premier jour
Mais on sait mieux pourquoi on l’est
On a appris que le vrai amour
C’est rester quand tout voulait s’en aller
Pré-refrain
Le monde peut bien nous dire non
Ton regard me dit toujours « allons »
Refrain
Quand on aime, on a toujours vingt ans
Même si la vie nous compte autrement
Le coeur s’obstine, il fait semblant
D’ignorer le poids du temps
Quand on aime, on a toujours vingt ans
On tombe encore en se relevant
L’amour nous ment tendrement
Et ce mensonge est vivant
Pont
Ce n’est pas l’âge qui fait la jeunesse
Mais l’audace de croire encore
Aimer, c’est une promesse
Que l’on se fait plus fort que la mort
Dernier refrain
Quand on aime, on a toujours vingt ans
Même au bord du dernier printemps
Si un jour nos pas deviennent lents
Nos coeurs, eux, courront devant
Quand on aime, on a toujours vingt ans
Et si demain s’efface lentement
Dis-moi encore, simplement
Que tu m’aimes maintenant
Outro
Quand on aime
Le temps attend.
Mention spéciale du Jury Jeune Public pour le Français langue maternelle :
Gradi Chibalonza , 14 ans, Congo – Ouganda
Réalité
[Refrain]
On vit dans un monde qui court sans jamais regarder,
Où l’argent parle plus fort que nos rêves égarés.
Mais je garde la foi, même quand tout s’écroule,
Car la lumière se trouve au milieu de la foule.
[Couplet 1]
J’vois des frères se perdre pour briller dans des flammes,
Des soeurs brisées qui cachent leurs larmes.
On vend du faux bonheur dans des écrans glacés,
Mais la vérité crie, faut juste l’écouter.
Les rues me parlent, elles me racontent la peine,
Les murs tagués portent l’histoire des chaînes.
On cherche tous l’espoir, même dans le noir,
Un peu d’amour suffirait pour tout revoir.
[Refrain]
On vit dans un monde qui court sans jamais regarder,
Où l’argent parle plus fort que nos rêves égarés.
Mais j’garde la foi, même quand tout s’écroule,
Car la lumière se trouve au milieu de la foule.
[Couplet 2]
Ils veulent qu’on s’éteigne, qu’on baisse la tête,
Qu’on suive des règles écrites par des prophètes de dettes.
Mais moi j’élève la voix pour ceux qu’on n’entend pas,
Chaque mot devient une arme contre leurs lois.
La jeunesse brûle, mais pas d’étincelle,
On leur vend des mirages, pas d’avenir réel.
Alors j’rappe pour réveiller les âmes endormies,
Car demain s’écrit avec ce qu’on construit.
[Refrain]
On vit dans un monde qui court sans jamais regarder,
Où l’argent parle plus fort que nos rêves égarés.
Mais j’garde la foi, même quand tout s’écroule,
Car la lumière se trouve au milieu de la foule.